Poésie visuelle

La Poésie visuelle n’est pas du graphisme

Il n’est pas possible de définir la Poésie visuelle sans une part de magie et d’émerveillement, sans conduire la raison humaine vers le monde des émotions. Pensons la Poésie visuelle comme un instrument capable de saisir le vers, de la même façon que nous utilisons un piano, un violon ou une guitare pour créer la Musique. L’essentiel est la Musique ; le moyen est l’instrument que nous employons. Il en va de même pour la Poésie.

La Poésie est le but où niche la pureté émotionnelle. L’image, le son ou la parole en sont les instruments. Autour de cette idée, j’ai toujours choisi personnellement l’art de la peinture comme moyen d’expression ; j’ai utilisé le pinceau pour exprimer cet ensemble d’idées, de pensées et de sommets qui parvenaient à mon entendement. Les pinceaux m’ont toujours accompagnée dans la création de l’image de la Poésie.

La Poésie visuelle n’est pas du graphisme. Elle saisit la métamorphose du vers comme un pinceau classique qui, au contact de la toile, se transforme en cordes de lumière, en poèmes vibrants, en symphonie d’encres, en parole posée sur le trait.

Du pinceau jaillissent pour moi ombres, acryliques, encres, néons, géométries, négations, grandes et petites lettres, visages, notes musicales flottantes, mouvement et émotion.

La Poésie visuelle n’est pas du graphisme ; elle est une source d’où naît la parole venue de la rétine, tel un fleuve de lave répandu sur le papier.