Musique : La sonorité du vers

Vidéos

Des pièces audiovisuelles où se rencontrent musique, parole et image.

Ébano Mar

Les paroles d’Ébano Mar associent les quatrième, sixième et septième poèmes du chapitre « Ébano mar » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Ébano mar », la Poésie parcourt les profondeurs de l’émotion humaine afin de révéler le subtil équilibre de l’existence. La mer apparaît ici comme l’eau qui nous soutient sur la planète : l’élément nécessaire à la vie, mais aussi le reflet de cet espace inexploré et mystérieux de notre propre psyché, sur le tissu du temps.

Puro azafrán

Les paroles de Puro Azafrán sont composées à partir du deuxième poème du chapitre « Bubo bubo » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Puro Azafrán », la Poésie évoque cet animal aux yeux magnétiques qui peuple nos forêts dans le plus pur silence. Le texte le nomme « Duc », fidèle clin d’œil au « Grand-Duc » de Félix Rodríguez de la Fuente. La majesté de cette créature rejoint la mélancolie d’un amour évoqué : le désir d’avoir partagé la vie avec cette personne qui ne pouvait exister que dans nos rêves et qui justifie, au fond, sa belle et solitaire existence dans la forêt.

Réquiem

Ici, les paroles de Réquiem sont composées à partir du troisième poème du chapitre « Bubo bubo » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Réquiem », la poésie plonge dans les profondeurs les plus secrètes de notre silence, embrassant le désir de reposer un jour auprès de l’être aimé après son départ. Les vers de ce morceau enveloppent la solitude d’une forêt nocturne conçue comme destination finale, où le grand-duc, protagoniste métaphorique de cette histoire, habite la forêt en parfaite harmonie avec la tranquillité de son environnement. Sérénité, paix et loyauté définissent sa nature de créature finie, comme nous. Cette vidéo révèle que, même dans la mort, nous continuons d’aimer éternellement au rythme de nos derniers désirs.

Toque de Campanas

Les paroles de Toque de Campanas sont une adaptation du deuxième poème du chapitre « Isla Libertad » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Toque de Campanas », la Poésie nous plonge dans un chant à la Vie, un cri de liberté tissé d’émotions aussi intenses que fragiles, capables de se briser en mille morceaux en un instant. À la fin de la vidéo se devine l’écho d’un destin alternatif : la possibilité que ces âmes auraient pu être heureuses jusqu’à la fin de leurs jours si elles n’étaient pas montées dans cet avion qui les a lancées, d’un même mouvement, vers la liberté et vers la mort. Ainsi, la chanson et la vidéo s’entrelacent pour nous parler de deux plans possibles de l’existence.

Isla Libertad

Les vers de cette vidéo proviennent du chapitre « Isla Libertad » du livre « Horizonte de sucesos ». Ils y sont organisés différemment du chapitre dont ils sont issus. Dans le livre, la suite de Fibonacci définit chacun des chapitres ; toutefois, cette composition audiovisuelle, « Isla Libertad/Despertar », est conçue comme un nouveau poème en mêlant les strophes des différents poèmes du chapitre et en produisant ainsi un message différent. Comme dans « Destierro en Cuatro Ángulos » (Devenir, 1999), cette composition propose une nouvelle lecture, avec une géométrie poétique différente. La suite des strophes ordonne les vers en un unique poème qui s’écoule du début à la fin de la vidéo, selon le rapport strophe/poème : 1:1 ; 2:1 ; 3:1 ; 4:3 ; 5:3 ; 6:1 ; 7:4 ; 8:5 ; 9:6. À propos de la musique, le pianiste et compositeur Eduardo Salas Arques explique que « Despertar » cherche à illustrer l’instant où la vie nous invite à commencer quelque chose de nouveau, un changement profond qui fait naître le besoin de laisser le passé derrière soi pour ouvrir une nouvelle étape. Il s’agit donc de « s’éveiller » d’une longue léthargie afin de découvrir une autre manière de vivre. En définitive, cette composition audiovisuelle fond Poésie et Musique en une œuvre unique au message global nouveau et original.

Nora

Les paroles de Nora sont composées à partir du premier poème du chapitre « Ciudad prostitución » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Nora », la poésie rend hommage à une femme solitaire qui traverse les rues de n’importe quelle ville et finit par céder à l’amour d’un homme menant une autre vie. Une magnifique créature qui a le droit de tomber amoureuse et de parcourir les profondeurs de ses propres émotions ; car vivre de son corps n’est pas la prostitution, c’est la vie elle-même qui nous prostitue lorsqu’elle nous donne un prix. Dans cette pièce audiovisuelle, la Poésie elle-même se transforme en la peau de Nora.

Redes de Acero

Les paroles de Redes de Acero proviennent du premier poème du chapitre « Orcinus orca » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Redes de acero », la Poésie s’unit à l’amour de deux jeunes qui vivent leur homosexualité dans le silence, aux marges d’une société déshumanisée. Dans le même temps, cette histoire prend pour métaphore vivante un noble être des océans, historiquement maltraité par la littérature : l’orque. Ces magnifiques créatures ont leurs propres règles de vie commune, souvent incomprises des humains. La vidéo dénonce ainsi avec force cet instinct impétueux qui veut détruire tout ce qui échappe à la norme, faisant de l’homosexualité et de la nature des orques les deux reflets d’une même histoire émouvante.

Ellos del aire

Les paroles d’Ellos del aire sont une adaptation du premier poème du chapitre « Ellos del Aire » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Ellos del aire », la Poésie rend hommage aux arbres, ces êtres magnifiques, gardiens de la survie, nés pour enraciner la vie sur Terre. Par le silence de leurs bras ouverts au monde, ils ne nous offrent pas seulement l’air que nous respirons : ils soutiennent aussi le réseau vital de tous les écosystèmes. Dans ce paysage, les vers et la pièce audiovisuelle rejoignent deux âmes qui se cherchent dans la forêt pour survivre sous la protection de la magie des livres ; des pages qui, telles les racines sous le sol, deviennent des liens universels de la connaissance, de la vie et de la nature.

Lobo

Loba

Cette pièce part du deuxième poème du chapitre « Canis lupus » du livre « Horizonte de sucesos ». Dans « Loba », la Poésie s’entrelace avec l’instinct maternel d’une louve qui protège ses petits, comme on le voit dans la dernière séquence face au chasseur. Dans les premiers vers de la chanson comme du poème, la Poésie elle-même dialogue avec le poète pour se révéler gardienne de sa lignée et de sa demeure ; les quatre louveteaux deviennent la métaphore vivante des vers nés du poète.

Horizonte de Sucesos

La chanson Horizonte de sucesos reprend le troisième poème du chapitre « Horizonte de sucesos ». Dans la chanson, la Poésie établit un monologue face au poète, affirmant qu’elle « illuminera les étoiles » et que le chant de sa voix sera un rondeau qui viendra jusqu’à lui. Ce paysage musical se situe devant l’horizon des événements du trou noir Sagittarius A de la Voie lactée : cette frontière où l’espace et le temps s’écoulent différemment de notre lointaine planète. Un tissu espace-temps qui se courbe et se déforme selon la théorie gravitationnelle d’Albert Einstein. La Poésie se personnifie dans la silhouette de cette femme qui regarde l’infini. Le plan visuel de la vidéo combine des images des télescopes Hubble et James Webb, recréées en mouvement grâce à l’intelligence artificielle.